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12 avril 2007 4 12 /04 /avril /2007 21:17

 

 

 

 Après six mois d’aventures et de rencontres Américaines nous sommes de retour chez nous. Nous sommes donc rentrés dans nos douces chaumières… un peu plus tôt que prévu.

 

 Il nous semble intéressant de vous expliquer la raison pour laquelle nous avons mis fin au voyage un mois plus tôt que ce que nous pensions initialement. En effet, ce choix s’inscrit dans la logique du voyage, il est issu de réflexions et d’enseignements que nous avons reçu de ce voyage extraordinaire.

 

 Au cours de ces six mois d’aventure humaine, nous avons toujours cherché à vivre des moments de vie simples, ordinaires, partager la vie quotidienne de ces gens que nous rencontrions. Cela nous a amené à vivre des instants très forts, très marquants. Forts, ils l’étaient avant tout parce qu’ils étaient faits d’émotion, de sentiments d’amitié, de rires, de complicité et souvent de vie de famille.

 

 Nous avons eu l’immense chance d’être accueillis comme des amis de toujours, comme de vieux cousins, au sein de familles dans les différents endroits où le voyage nous a fait passer, passant ainsi ensemble des moments incroyables.

 

 De ces moments de partage intenses et souvent assez brefs du fait de notre caractère mouvant toujours plus au sud, nous avons tiré une impression dont nous vous avons déjà fait part dans l’article nommé : Est-ce que nous voyageons vraiment ?

 

 Pour la redire ici simplement, nous avons l’impression que malgré leurs différences parfois immenses, dans leur manière de vivre, leur lieu de vie, leurs pensées, leurs discours, les êtres humains se ressemblent beaucoup. Ce qui les unit ce sont leurs envies les plus profondes, les plus importantes : une vie de famille, un avenir ouvert pour leurs enfants, des moments d’amitié, l’écoute, un lieu de vie auquel ils sont attachés affectivement, la dignité, le droit de décider de leur vie,…

 

 De ce constat découlent un grand nombre de réflexions et l’une d’entre elles fût que nous étions nous aussi habités par ces envies et que nous souhaitions nous aussi, après ces mois au bout du monde, retrouver notre famille, nos amis, notre lieu de vie auquel on est attaché.

 

 

 De ce voyage nous revenons en croyant plus que jamais en la richesse de l’Autre, de ce qu’on peut partager avec lui au travers de la parole, de l’écoute, de moments de vie simple partagés, de moments de travail côte à côte. Nous revenons avec une foi immense en la rencontre et l’amitié. Voilà pourquoi nous souhaitions revenir plus tôt pour vivre cette amitié avec vous, famille, amis de toujours ou amis récents.

 

A nos amis et familles du continent américain, nous voulons aussi dire simplement qu’ils nous ont tellement fait vivre la chaleur de leur famille qu’ils nous faisaient penser à nos propres familles, lesquelles nous manquaient et auxquelles nous souhaitions retransmettre cette chaleur humaine formidable.

 

 Merci à toutes nos mères, pères, grands parents, sœurs et frères du continent américain. Nous vous aimons et vous gardons dans nos cœurs. A bientôt !

 

 Merci à nos véritables mères, pères, sœurs et frères. Nous vous aimons. Nous revoilà !

 

 

 A bientôt,

 

 

Sebigma, les caméléons

 

 Ci-dessous la liste des membres de notre famille américaine, puis un mot de conclusion personnelle de chacun de nous trois :

Daniel, Marie-Christine Duranleau et leurs 4 enfants / Joëlle Tremblay / Gaëtan / Marie-Pascale et Anne-Laure Dubé / Roman / Richard Dubé / Carlos / Sœur Stéphanie / Guillaume et son amie japonaise / Raymond, Claudie Laberge et leur fils / Pierre Chapuis / Etienne / Ruth Doerfler et ses trois collocs / Nathan Garett, Julia Richmond / Elijah Doerfler / Abraham Doerfler et Maryla / Tomoko / Bob Marvin / Paul Doerfler / Serge / Marcel / Emilie et ses deux collocs / Toby, Nicole, Colin et Jérémie Earp / Jean-Francois, chocolatier / Caitlin Duffy / Maya / Liliane et son pote barbu / Raphaël Dubé / Richard et sa femme / Joey / Kate et ses deux amies / Anna et Michiko / Nick / Steve et Vicky / Stephanie Carlisle / Matt / Scott et sa copine / The Amity Players / Ginger et John / petesomaï / Nga / Buniou / Rita / la famille Laosienne / Jcee / Denis et Colette Jay / Jill Cuningham / Christiana / Michelle Williams / Corey / Charles Sleeth / Emily / Anthony / Mister Lynch / Mississ Taylor / Mississ Boles / Jenna / Marco / Marco / Brock Carpenter et ses collocs / les Autostopeurs de l’Arkansas / Doyle / Greg et Peggy White / Brand, responsable de la sécurité du port de Memphis / Samy Loren / Max / Sean / Guillaume / Mike / Ann / Vanessa / les filles de Marquette University / Wonni / Filip / nos deux collègues et amis salvadoriens de Gutting / Maria Victoire / Maria sandvik / Leon et Sandy / Matt / Jeremy et son amie de San Fransisco / Divina / Carlos et sa sœur / Fransisco et Victoria / Nuestra Abuelita / les sœurs et la cousine de Divina / Sara et son ami / Ricardo / Lisa / Santiago / Sarah / Jennifer / Patrick / la mère de Ricardo / le père de Ricardo / Moises et son amie / Valeria et ses parents / Vanessa / Lilian / Sophie et Carlos / Adrian, ses parents et son frère / les australiens et français de Mexico / les amis de Carlos / les amis de Adrian / la mère de Carlos / Jacques et Marie-Hélène Ogier / Ségolène / Denise Cardenas / Vianney / Raul Cardenas / Nieves / Lourdes / Sixto / Gudy Cardenas / El pequenito Farid / Alejandro Galindo / Carmen / Fernandito / Los ninos del Taller de Arte y Pintura de San Jeronimo / Ingrid et son collègue / Marie / Berta et son mari el carpintero / Maria, Victoria et les autres femmes des groupes de tricot de la région d’Andahuyalas / Yudy du cyber cafe de San Jeronimo / le représentant de la mairie de Pacucha / La maman de Raul / La maman de Nieves et Alejandro / Thomas et Amona / Le responsable de la casa Munay / Carlos / Jessica et Maja / Angela et Alberto Ugarte et leurs enfants / La tante d’Angela / L’équipe du festival du savoir de Coyogrande / Les amis de Carlos / Charles et Guillaume de Montréal / Carolina / Mayra / Pamela / Vladimir / Christine et Christophe Geroudet-Gonzalez, Sara, Pablo, Luc, Elie et Mathias / Vladimir, Charo et leur Bébé / Le couple Chauffeur-Cobrador du Mini de La Paz / Fabiola, sa sœur et ses deux amies / Les passagers et l’hôtesse du Bus Potosi-Buses de Villazon à Buenos Aires / Olaf Fabiani / Manu / Marcia / Valeria / Marcelo / Juan / Béatrice / Simon / Paola / Les élèves de l’Abasto Social Club / Norman / Lorena / Cande, Rosie et leurs deux amies / Reynaldo alias Sourire ……… et tous les autres dont nous avons oublié le nom (ou que nous n’avons jamais su) mais que nous n’oublierons pas.

 

A présent un petit mot de conclusion de chacun :

 Sebastien :

Voici quelques petites impressions au retour de cette aventure à la rencontre des Amériques. Pourquoi partir voyager pendant six mois et si loin de son pays ? Une question que l’on est en droit de se poser. La réponse est complexe et appartient à chacun.

  

 Personnellement j’ai énormément appris, ce voyage a été pour moi une école de la vie.

 

 

 

 

Ne rien avoir à offrir de matériel mais  laisser place à la relation avec les autres,

 

 

apprendre que chacun est capable de choses extraordinaires, essayer d’aller aux sources cachées dans chaque personne,

 

Ne pas être aveugle non plus en affirmant que tous les hommes se serrent la main, la réalité a vite fait de te recadrer… mais par contre apprendre à regarder ce monde à travers ses espérances plutôt que ses malheurs,  

 

 

Laisser les gens marcher devant, être en arrière pour que l’autre guide afin qu’il puisse exprimer ce qu’il a de meilleur,

 

Prendre conscience de l’importance de l’équipe avec laquelle tu t’engages, voyager avec ses amis et puiser dans la force d’être ensemble,

 

Ce sont des clés.

 

 

Nous sommes toujours en devenir, en formation pour véritablement être ouvert aux autres, au monde. Le voyage c’est voir autre chose, enfoncer ses pieds dans une terre inconnue, avancer dans la conscience du monde, de soi.

 

Pour faire plus simple et résumer le voyage en un mot aux significations multiples, voyager c’est OUF !

 

 

Beaucoup ont affirmé avant le voyage : «Vous allez rentrer changés de ce voyage… ». Je répondais : « C’est sûr que nous allons voir beaucoup de choses, rencontrer, découvrir… » plutôt évasif comme réponse ! Je peux maintenant préciser un peu plus et dire que je reste le même, mais que mon rapport aux autres à sûrement changé… Mon rapport vis à vis de la famille tout d’abord, un temps comme celui là te donne la force et le recul nécessaire pour oser reprendre ou prendre contact avec certains. L’importance d’entretenir l’amitié avec ceux que tu connais de longue date, chaque signe que tu peux faire compte beaucoup. Le fait d’essayer d’entrer en contact au quotidien, dans la vie de tous les jours, à commencer par ses voisins.

 

Ce voyage nous a ouvert des portes, les portes de la rencontre. J’ai l’impression que c’est le début d’une nouvelle histoire plutôt que la fin d’une aventure.

 

Martin :

 

 

 

Voilà, les Oufs sont rentrés à la maison. Et me voilà devant mon ordi à chercher quels ultimes mots je vais bien pouvoir laisser sur le blog, quels mots je vais pouvoir vous dire. Ce que je me dis en premier c’est qu’ultimes, ils ne le sont que pour le blog…entre nous, ces mots sont loin d’être les derniers, que du contraire et je me réjouis de vous revoir et de poursuivre notre amitié. De même, ces quelques mots sont moins une conclusion du voyage des Amériques qu’un instant de réflexion entre deux étapes de vie. L’aventure ne s’arrête pas là mais elle continue au quotidien dans nos vies, à travers tout ce que nous pouvons vivre les uns avec les autres, nos projets, nos nouveaux rêves, nos combats. Et croyez-moi (et certains ne seront pas très étonnés) nous avons un tas de nouveaux rêves, trop déjà pour une seule vie…

En écrivant, je repense au début du voyage, ce qu’on imaginait, ce qu’on croyait savoir. Qu’est-ce qu’on imaginait ? Pas grand chose justement et c’était une des forces de ce voyage. On voulait simplement rencontrer des gens, voir des endroits, des vies, des cultures différentes, observer, écouter, apprendre, réfléchir. On sentait qu’au contact des gens, on apprendrait beaucoup, et qu’on passerait des moments fabuleux, inoubliables.

On ne réalisait pas à ce moment là à quel point cette idée de base allait évoluer, se fortifier, prendre du sens et devenir notre religion. On se disait, comme beaucoup, que la rencontre est quelque chose de riche, beau et passionnant.

Maintenant nous vivons cette idée d’une manière très différente, peut-être vais-je réussir, à travers ces quelques mots, ou à travers ceux que nous échangerons ensemble, à vous faire ressentir ce que je ressens…Je vous écris quelques réflexions en tout cas.

Je crois que lorsque nous regardons nos vies en arrière, ce sont les Autres, tous ces gens avec qui nous avons vécu des choses que nous voyons. Pas que nous ne comptions pas nous mêmes, au contraire, mais c’est au travers d’eux que nous nous définissons. Tous ces gens jalonnent notre chemin de vie et ce sont nos relations avec eux qui donnent sa forme à notre parcours et que lui donne sa direction.

Je pense que la rencontre est la clé. 

 -Au cours du voyage, nous avons rencontré des gens très différents, parfois certains présentaient, en apparence, des visages opposés les uns aux autres, parfois ils semblaient bien lointains de nous. Et pourtant, toujours, nous avons appris, toujours nous avons vécu un moment de vie ensemble. Les gens ont tous, quels qu’ils soient, quelque chose à dire. Quelle que soit leur histoire, ils sont les mieux placés pour la connaître, pour la raconter. Quelle que soit leur histoire, elle a ses raisons d’exister. Quelle que soit leur histoire, on apprend en l’écoutant.

-Au cours du voyage, nous avons rencontré des gens très différents, mais toujours nous avons trouvé auprès d’eux de la bonté, de la chaleur, de l’amitié. Quelle QUE soit leur histoire, tous ces gens ont la capacité et l’envie de gentillesse. Il semble que tous ces gens, pourtant parfois en guerre les uns contre les autres, aient tous de la bonté en eux. Il semble que les êtres humains sont des êtres de complexité, fait de bon et de mauvais, non pas un mélange des deux mais une coexistence de l’un et de l’autre.

 -Au cours du voyage, nous avons rencontré des gens très différents, mais toujours nous avons entendu des préoccupations très proches. Mais souvent, sans doute à cause de leur histoire personnelle, familiale, à cause de l’histoire de leur peuple, de leur pays, à cause des difficultés de leur vie, d’injustices, de conclusions hâtives, d’un manque de discussion, ils finissent par ne pas se connaître, ne pas se comprendre, et ainsi à avoir peur les uns des autres, jusqu’à ce qu’ils se fassent des guerres, quelles qu’elles soient.

Ainsi, nous avons à apprendre de chaque personne. Mettons nous à l’écoute…

Ainsi nous pouvons rencontrer le bien chez toute personne, même celle qui ne le paraît pas…pourquoi ne pas cultiver le bien chez les autres, lui donner des occasions de s’exprimer ?

Ainsi, beaucoup de gens, même parfois très différents, en conflit, ont des besoins et des envies plus proches qu’il n’y paraît. Pourquoi ne pas revenir à cette simplicité qui fait s’exprimer ces préoccupations ?

Mettons-nous à l’écoute, parlons, échangeons, rencontrons, vivons l’amitié.

Un grand nombre de problèmes peuvent être résolus par la rencontre.

Un grand nombre de moments fabuleux peuvent être vécus par la rencontre.

 

 

 

Ignace :

Nous nous étions plus ou moins mis d’accord sur le fait qu’il fallait que nous écrivions chacun un petit texte de conclusion d’ici vendredi… Martin ayant été le plus rapide j’ai donc la chance de lire « son » texte avant d’écrire le « mien »… Et là, les larmes me viennent et les mots me manquent.

Quoi rajouter ? Que partager de plus ?

J’ai envie de dire « nada mas » mais je vais quand même essayer de rajouter une idée. Dans son texte, Martin nous invite à chercher toujours plus à nous rencontrer les uns les autres, à chercher à se parler, à se comprendre et tout simplement à vivre ensemble. En relisant son texte et en regardant autour de moi je vois bien à quel point cela reste difficile. Car c’est une chose de rencontrer les gens quand on est en voyage, où tout est plus facile car on a comme quelque chose de « spécial », on semble apporter un peu « d’extraordinaire ». Et tout cela facilite l’accueil… Mais c’est autre chose d’aller à la rencontre de son voisin, de sa propre famille, de garder dans sa vie quotidienne cette soif de rencontre, cette capacité à se laisser bousculer par l’autre, à marcher à son rythme, à adopter son pas pour un instant, une journée ou plus.

Et même si je suis très fière de tous les moments d’amitié très fort que nous avons vécu dans les Amériques je sais que le plus dure reste à faire : appliquer cette philosophie de la rencontre dans notre vie de tous les jours. En même temps je sais aussi que ce voyage, ces rencontres, ces nouvelles amitiés seront pour nous une source d’inspiration inépuisable dans notre manière de vivre le quotidien aujourd’hui.

Le combat pour une vie juste, heureuse et respectueuse de chaque personne qui nous entoure ainsi que de la terre continue au jour le jour. Sans être sûr du chemin, au retour de ce voyage, nous continuons ce combat de manière sereine, souriante, créative, joyeuse et amicale.

Ensemble, pas à pas les rêves deviennent réalités.

 

 p.s.  Vous pouvez voir 4 vidéos du voyage sur daily motion :

http://6.upload.dailymotion.com/Sebigma

 

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8 avril 2007 7 08 /04 /avril /2007 01:50

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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 20:46

Notre aventure se termine petit a petit et on se disait que le moment était venu de vous expliquer la raison pour laquelle on signe souvent nos mails par le fameux: Les Caméléons.

 

On vous a déja bien souvent dit que l'objectif de notre voyage à travers ce continent était d'aller à la rencontre des gens qui y vivent pour leur parler, les écouter, tenter de sentir ce qui les fait vivre, et ce qui nous fait vivre aussi... tenter de sentir les differences et les similitudes entre tous ces gens qui vivent sur la même planète.

 

Pour cette raison, nous avons été amené à vivre des moments dans des endroits très differents, à travers les 7 pays où nous avons été. Nous y avons rencontré des gens ayant des vies, un environnement, un travail, des loisirs... tres variés et notre souhait etait bien souvent de vivre un moment de leur vie avec eux.

 

En effet, il nous paraissait que se mettre côte à côte avec des gens qu'on ne connait pas, pour faire quelque chose ensemble, quelque chose que bien souvent nous ne connaissions pas et que nous apprenons ainsi avec eux, est une démarche importante dans notre manière de recontrer les autres.

 

Notre voyage a été fait de multiples moments de vie tres differents, souvent ordinaires, partagés et accomplis entre être humains qui se lient d'une amitié simple et si riche, une multitude de moments ordinaires qui font de ce voyage quelque chose d'extraordinaire, une diversité de moments de vie qui font des nous des Caméléons.

 

A la question "Qu'est-ce que le caméléonisme ?", réponses en image :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 20:55

Nous vivons dans un monde où les chiffres sont rois alors, pour vous se plier a cette habitude tacite et vous montrer notre voyage sous la forme chiffrée, nous avons fait quelques calculs:

Nombre de personnes rencontrées (avec lesquelles on a parlé au moins une heure): 272

Nombre de kilomètres parcourus par voie terrestre: 13 250

Nombre de litres de boissons gazeuses bus à trois: 255 litres

Nombre de gels douche utilisés à trois: 2

Nombre de nuits totales: 173

Nombre de nuits à l'hotel: 13

Nombre de disputes: 0

Nombre maximum d'heures consecutives à faire du stop: 10

Nombre d'Oreo (biscuits américains chocolat-vanille) consommés, chacun: 800

Nombre de mails Couchsurfing envoyés: 500

Nombre d'heures passées en transports en communs: 300 h ( soit plus de 12 jours...)

Nombre de films vus à Cusco en dix jours: 16

Nombre de bouteilles de rouge bues à Buenos Aires: 36

Nombre de steaks mangés à Buenos Aires (steak de 300 g chacun): 20

Nombre d'argent dépensé total (tout compris, voyage aller et retour inclus) par personne: 4000 euros

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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 17:03

Réponse en quelques images proposées en chronologie décroissante :

 

Sans commentaires...

 

 Voici comment on découvre les glaciers de La Paz

 

Bienvenue au restaurant francais, Les OUFS ***** 

 

Le four a pain centenaire d'Andahuaylas accueille de nouveaux patissiers 

 

Pique-niquer sous les Eucalyptus...

 

American pizza party in Mexico

 

Aux Etats-Unis ils ont compris ce que voulait dire "KING SIZE" (regardez bien le verre). 

 

 ... et nous aussi on a compris. On ne commence jamais une journée sans nos céréales...

 

Repas de Noël entre amis à la Nouvelle Orleans. Devinez qui cuisine ?

 

 Une de nos spécialitées pendant ce voyage...

 

Le plus important, le repas en famille !

 

 Evidemment bien manger cela veut aussi dire bien cuisiner. Ici dans la ferme au Quebec tout se fait avec les légumes du jardin.

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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 07:17
Traverser un continent implique évidemment beaucoup de deplacements. Des heures, des journées et des nuits passées sur les routes, tantôt assis dans un bus, tantôt sur le bord d'une Highway américaine, le pousse levé, pleins d'espoir de se faire prendre en stop...tantôt debouts, à 8 à l'arriere d'un pick-up pour descendre la vallée sacrée des Incas, ou alors le sac au dos les pieds au sol...
 
Traverser un continent implique des voyages longs, aventureux, fatiguants, dans des paysages souvent fabuleux... et sur des routes parfois périlleuses.
 
Voici le récit d'un voyage dans le voyage, d'une aventure dans l'aventure.
 
 
Il est 8h ce matin quand nous nous reveillons, un peu fatigués par une nuit courte ou les pensées se sont bousculées comme souvent la veille d'un nouveau depart. Il fait beau et déjà chaud, le soleil s'est levé sur La Paz.
 
Après avoir mis nos sacs, de plus en plus lourds, sur notre dos, nous prenons un taxi en direction de la gare routière. On goûte une dernière fois aux saveurs des rues de La Paz, on écoute les derniers échos des cris déjà énergiques des "cobradors" dans leurs minibus, on manque un accrochage avec le taxi de gauche, on évite de justesse un passant à droite, puis on finit par arriver à la gare de bus. 
 
Là, nos sacs sont chargés dans les soutes du "bus". Peut-on vraiment appeller cela un « bus »? Sur celui-ci, on peut lire pas moins de 4 marques différentes, il a été bricolé avec des pièces Nissan, VW, Mercedes,... le tout assis sur un chassis de camion... et des roues lisses, très lisses, trop lisses peut-etre pour les routes caillouteuses que l'on s’apprète à emprunter.
 
Déjà peu rassurés par l’état du bus notre frayeur augmente quand on voit qu'avec nos sacs sont chargées deux bouteilles de gaz apparemment pleines !... assis à l'arrière du bus, juste au dessus de deux bombes potentielles, on se prepare pour la route: pain, jambon, chips, eau, MP3...
 
 
Moins dangereux mais tout aussi intriguant sont aussi chargés dans la soute un sac de cochons d’indes !
 
 
9h30 : C'est le départ. Nous quittons La paz, montant peu à peu vers El Alto qui surplombe la ville, la derniere vision que nous avons est fabuleuse... une ville illuminée par un doux soleil d’été et le regard bienveillant de l'Illimani, une montagne-glacier qui protège la ville.
 
10h : La route nous entraine dans des paysages toujours aussi magnifiques, on profite des Andes, de l'Altiplano. Rouler de jour nous plait plus que de nuit car on peut voir les paysages évoluer. Et puis... rouler de jour nous plait aussi plus parce que la nuit, le temps prend plus de temps, les routes paraissent plus accidentées, les virages plus rudes...
 
 
 
Au cours de la journée, nous faisons quelques brefs arrêts qui permettent à d’autres gens de monter pour faire une partie du trajet avec nous... il ne reste plus de places assises, qu'à cela ne tienne, certains voyageront debouts.
 
14h : C’est au moment où le soleil commence à atteindre son zenith qu’ une des roues arrières choisi de crever. On continue de rouler pendant une heure avec une roue en moins avant que le bus s’arrête au milieu de nul part dans un petit village pour tenter de réparer la roue. En l’absence d’outils adéquats il est décidé qu’une pioche va faire l’affaire !
 
 
Au moment où l’on repart, stimulé par ce long temps mort, un groupe de jeunes assis à l'arrière du bus décident de mettre un peu d’animation. En effet, au grand malheur de certains, l'un d'eux est tombé sur une réserve de coussins et ils se lancent aussitôt dans une bataille flamboyante à laquelle nous participons évidemment très rapidement... on est bientôt rejoint par un grand ami des péruviens et des boliviens, une célébrité locale, un roi de la bataille, le fameux Jean Claude Van Damme ! Pour ceux qui seraient intéressés de revoir l'intégrale de ce champion, allez prendre le bus dans les Andes...
 
18h30h. La nuit tombe doucement, les deux chauffeurs se relaient, pas question de faire une pause de plus de 20 minutes, ils prennent quelques feuilles de cocas, branchent une compile de Salsa et éteignent les lumières.
 
Nous baissons nos sièges et cherchons à trouver LA position qui va nous permettre de dormir un petit peu. Elle sera peut-être semi-assise, assise, couchée, sur le coté... qui sait ce que nous tenterons pour trouver le sommeil. Malheureusement, celui-ci est bien dur à trouver. Après une hésitation, nous branchons notre Mp3 qui nous suit, fidèle, depuis le début du voyage et sur lequel nous accumulons des musiques du voyage. On plane doucement dans nos pensées, bercés entre Québec et Mexique, entre France et Etats Unis, le tout sur un fond de salsa imposée par le chauffeur.
 
Puis soudain, de bercés, on passe à bousculés voir carrément secoués quand on termine notre trajet sur la partie asphaltée pour attaquer une partie en terre... on monte le volume de la musique, on se plonge plus profondément dans nos pensées...
 
1h : On est presque endormit quand le bus s'arrête brusquement. En regardant par la fenêtre, on voit un torrent énorme qui barre notre route. Impossible de passer. Si le bus tente la traversée maintenant on resterait probablement coincés ou pire encore, on réaliserait notre vieux rêve de prendre le bateau... dans une rivière nettement moins calme que le Mississippi et une embarcation nettement plus précaire !
 
Alors on attend... le niveau d'eau semble chuter progressivement, on a encore de la chance, il  suffit d’être patient. La saison des pluies, aggravée cette année par le phénomène El niño a causé de nombreuses inondations dans les Andes.
 
2h30: Un camion passe devant le bus et tente le passage de ce qu'il reste du torrent : et il passe ! Le chauffeur décide alors de tenter sa chance lui aussi... on retient notre souffle... et nous voila de l'autre côté, la route continue.
 
3h30: On attaque une portion pleine de virages, on roule lentement, très lentement, l'arrivée nous parait si lointaine, la nuit si longue. Le mal de ventre attaque les passagers un par un, on doit distribuer des sacs... ça devient plus dur de dormir.
 
6h : Le jour se lève enfin pour nous tirer de cette nuit sans fin... A-t-on dormi ? On se pose sérieusement la question... Sans doute ballottés entre réveil et sommeil, on a sombré quelques précieuses minutes... en tout cas, le Mp3 a chauffé... et les roues du bus aussi.
 
La lumière revient et avec elle les paysages se révèlent à nouveau... et on prend mieux conscience de la route. Ses dénivelés, ses virages fous au cours desquels on se remémore les meilleurs moments de sa vie au cas ou ce serait le dernier, des virages ou on comprend mieux pourquoi les gens se signent tous en montant dans le bus...
 
 
Au petit matin, on arrive à la frontière Argentine, là on change de bus mais le principe reste le même, il nous reste un très très long trajet jusque Buenos Aires – environ 2000 km – et on a déjà une journée et une nuit dans les paupières.
 
Avant de se remettre en route, il faut passer la douane, cette fois-ci c'est plus difficile qu'au Mexique, on attend plus de 5 heures debout en ligne avant de repartir  !
 
Puis on quitte progressivement les Andes et on descend vers la Pampa argentine... 26 heures de trajet avec seulement 4 pauses de 20 minutes... encore quelques films d'action, encore quelques courbatures dans le dos, encore une nuit dans un bus, encore des paysages fabuleux...
 
Le voyage quoi...
 
Entre Montréal et Buenos Aires, nous avons fait, sur les routes, plus de 12000 kilomètres, nous avons passé 7 nuits dans des bus.
Nous avons vu des paysages incroyables défiler sous nos yeux, si differents, si beaux, évoluant au fil des trajets.
Nous avons rencontré des gens dans les transports, vivant avec eux une aventure à part entière.
Nous avons cherché le sommeil... en le trouvant parfois, comme un trésor perdu.
Nous avons écouté des heures et des heures de musique, vu quelques Van Damme...
 
Et nous avons finalement atteint Buenos Aires!
 
Vous nous excuserez sûrement mais nous avons décidé que le bus c’était terminé ! Nous n’irons donc pas jusqu’à Ushuaia en bus... Plutôt nous allons aller en bateau à Montevideo en Uruguay puis nous irons peut être à Ushuaïa... mais à pied et accompagnés seulement de deux mules !
 
A d'abord,
 

Les Caméléons

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20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 15:56
Routard, Lonely Planet, Petit Futé,…
Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays.
 
 
 
Cusco, Pérou, Février 2007. Assis sur les marches de la cathédrale dominant la place centrale de la ville, nous profitons de l’air frais et des premiers rayons du soleil. En cette heure matinale, la place est encore calme. Nos regards, curieux, se fixent sur un couple de touristes qui l’air un peu perdus et désemparés, semblent chercher leur itinéraire dans un guide de voyage. Visiblement agacés de ne pas se retrouver et en désaccord l’un avec l‘autre, ils s’arrachent le guide des mains et tentent de le tourner dans toutes les directions pour se repérer. N’y arrivant toujours pas, ils se lèvent, balayent la place du regard et se dirigent vers nous.
-         « Sorry, could you please help us, we’re a little lost ? »
-         « Euh… yes what can we do for you ? »
-         « Would you happen to know how to go from here to the Monumento Pachacuteq ? We’ve desperately been looking on the map that’s in our Lonely Planet, but we’re unable to see where we should go… »
 
Fin de l’épisode. L’histoire se termine bien : grâce aux précieux renseignements que nous leur avons donné, ces deux touristes ont pus se rendre là où ils voulaient. Cependant après avoir vu cette scène se répéter maintes et maintes fois dans chaque lieu où nous avons voyagé, nous sommes amenés à nous poser quelques questions :
 
-         Pourquoi chercher dans un guide muet une information que tous les habitants de la ville connaissent ? Ne vaut-il pas mieux poser directement la question à quelqu’un ?
-         Quand ce couple – ou d’autres – se décide enfin à poser la question, pourquoi décident-ils de la poser à nous – des français – alors qu’il y a sur la place au moins une vingtaine de péruviens qui connaissent beaucoup mieux la ville, puisque c’est la leur ?
 
En observant ce phénomène de plus près, nous nous apercevons que les guides de voyage ont pris une telle importance que bien souvent, ils remplacent le contact avec les êtres humains. Puisque la vérité sort de la bouche des guides de voyage, tout ce qui n’est pas écrit dans ces guides ne vaut pas la peine d’être vu ou vécu.
 
Quand nous voulons connaître l’histoire ou la culture d’un pays, nous ouvrons notre guide.
Quand nous voulons savoir où manger, où dormir, où sortir,… nous ouvrons notre guide.
Quand nous voulons savoir quel quartier visiter, quelles rues arpenter,… nous ouvrons notre guide.
 
Pourtant les premiers spécialistes d’une ville, d’un pays, ne sont-ils pas ses habitants ?
 
Ne serait-ce pas plus enrichissant et envoûtant de découvrir l’histoire du Pérou en écoutant parler le vieux péruvien assis sur le banc à coté de nous ?
Ne serait-ce pas plus savoureux et excitant de sortir manger et danser avec des habitants de Cusco qui connaissent parfaitement les lieux sympas pour sortir ?
Ne serait-ce pas plus agréable et intéressant de se balader dans les rues d’un quartier avec un de ses habitants qui nous explique l’histoire et les spécificités de ce quartier, plutôt que de cheminer le nez dans notre guide ?
 
Quand nous voyageons, chaque question, chaque problème que nous avons pourrait être l’occasion d’aller à la rencontre des habitants du pays que nous voulons découvrir. Cela pourrait être un prétexte pour entrer en conversation avec eux et vivre des moments d’échange et d’enrichissement mutuels. Malheureusement, bien trop souvent, en cherchant les réponses dans notre guide, nous tombons dans un mutisme triste et stérile.
 
Il ne s’agit pas de dire que les guides de voyages sont mauvais en soi ou qu’il n’y a pas des moments où ils peuvent peut-être être utiles, mais juste de constater qu’ils finissent trop souvent par être des prétextes à la non-rencontre avec les habitants du pays.
 
Or si nous ne voyageons pas pour rencontrer d’autres êtres humains, alors pourquoi voyageons-nous ?
 
Pour voir des paysages, la nature, un petit village de montagne, les ruelles d’une vielle ville ? Tout cela est très beau bien sûr, mais après ? Au final, il semble bien que ce que nous retiendrons de nos voyages ce sont bien les Autres. Les autres qui nous donnent de leur temps, de leurs sourires, de leurs connaissances,… Dès que nous prenons le temps de s’écouter, de partager et de se laisser un peu bousculer par l’autre, nous nous apercevons que nous avons tant à apprendre les uns des autres. Finalement, c’est pour cela que nous voyageons, pour grandir.
 
Les guides de voyages sont parfois perçus comme les « clés » du voyage. Espérons qu’ils ne soient pas des clés qui ferment les portes de notre rencontre avec les habitants des pays que nous prétendons découvrir…
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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 17:31

 Andahuaylas, Perou, avec l'aide de la souriante et rayonnante Lourdes nous voila (encore !) à ramasser des Pommes !

 

Sinueuses, les routes péruviennes rendent tout trajet aventureux voir effrayant...

 

... Mais on finit toujours par arriver à bon port. En l'occurence, voici Cusco la capitale des Incas.

 

Les Incas ont laissé certaines traces de leur présence. Impressionant de précision et de grandeur.

 

Comme toujours le couchsurfing nous met en joyeuse compagnie ! Au centre, Carlos qui nous a accueilli à Cusco pendant 10 jours !

 

A Cusco quand on mate pas des films, on succède aux Incas pour refaire la guerre dans leur Vallée Sacrée...

 

Après le fameux Cusco, le fameux lac Titicaca. Les mythes s'enchaînent.

 

Le Pérou laisse la place à la Bolivie et son île du Soleil... Enfin on finit par prendre un bateau même si c'est pas pour descendre le Mississippi...

 

En route pour le bout du monde...

 

 Le bout du monde est une plage paradisiaque.

 

Changement d'atmosphère... Après la plage, la jungle.

 

 

La Paz ! Enfin... disons plutôt la famille Géroudet-Gonzalez qui nous accueille à La Paz.

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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 20:43
 
Des fois nous nous demandons si nous voyageons réellement. Bon c’est vrai de loin, il semble que nous voyageons : Canada, Etats-Unis, Mexique, Pérou,… Mais justement, plus nous voyageons et plus nous rencontrons de personnes différentes, plus nous nous rendons compte qu’au fond chaque être humain a les mêmes préoccupations : aider sa famille, se sentir utile, pouvoir être fier de sa famille et de soi-même, permettre à ses enfants d’avoir une « bonne vie », d’être heureux, de réaliser ses rêves,…
 
De loin chacun a l’air différent, voir incompréhensible. Au point que les « autres » nous font souvent peur. Mais de près, quand nous prenons le temps de se (re)connaître, nous nous apercevons que chacun de nous peut se parler et essayer de se comprendre car finalement nous avons les mêmes préoccupations, les mêmes rêves pour nous et nos enfants.
 
C’est ça le paradoxe, chacun de nous est différent et choisit donc son propre chemin en fonction de son histoire, de sa culture, de son éducation,… mais nous avons un fond et donc une direction générale commune.
 
D’où le sentiment bizarre que nous avons. Cette impression de ne pas voyager, de passer notre temps a rencontrer des familles et des être humains qui pour nous se ressemblent beaucoup car ils partagent un socle d’envies et de rêves commun…
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13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 18:01

Après deux semaines au Pérou, les demandes se font de plus en plus pressentes pour que nous donnions quelques nouvelles…

 
Il est toujours difficile de savoir quoi dire quand chaque jour que nous vivons ici est incroyable et mériterait un message à part entière…
 
Nous allons donc vous expliquer en deux mots ce que nous faisons ici, puis laisser la parole au Péruviens que nous avons rencontré et aux photos que nous avons prises…
 
Après un passage rapide par la capitale Lima – où nous avons été accueillis de manière très sympa par Marie-Hélène et Jacques Ogier
 
 
nous avons donc pris un bus pour un trajet de plus de 22h, d’abord coincés entre l’océan pacifique et le désert…
 
…puis a l’assaut des Andes, le tout pour nous amener au petit matin à Andahuaylas, ville des Andes située à 2900 mètres au dessus du niveau de la mer. Là-bas, nous attendaient des paysages fabuleux de montagnes verdoyantes, de villages paysans andins et surtout Raul avec sa gentillesse et son énergie.
 
Raul est un péruvien originaire d’Andahuaylas qui en 1971-1972, est allé faire une année d’étude à Bruxelles. Par le biais d’un groupe d’étudiants étrangers, il a été mis en contact avec une famille belge pour passer les fêtes de Noël. Cette famille, c’était la famille Tonglet. Raul a ainsi passé Noël, puis des dimanches en famille avec les grands parents de Martin et leurs enfants. Une amitié s’est créée, amitié qui, plus de trente ans après, perdure et vie, par le biais du courrier, du téléphone et en ces jours, par notre présence au sein de la famille de Raul.
 
Raul nous avait préparé un programme bien chargé pour nous permettre de découvrir avec lui sa vie, sa famille, ses amis, sa ville et les montagnes fabuleuses qui l’entourent.
 
Au programme : rencontre avec le peintre et ami d’ATD Alejandro, visite de la vallée du Chumbao où se trouve la ville, pic-nic en famille dans une forêt d’eucalyptus,
 
visite de la pisciculture que Raul a créé à son retour de Belgique il y a trente ans avec l’aide d’amis de Malines.
 
 
Visite des ruines de Sondor et du lac de Pacucha, le village ou vit la mère de Raul,
 
dégustation en famille du repas traditionnel péruvien, le Cuye (le cochon d’inde), et oui !!
...match de foots et ballades en montagne à plus de 3000 mètres.
 
Visite aussi de l’association Solaris Peru, avec laquelle Raul travaille. Cette association se veut un moteur pour tenter de promouvoir divers projets locaux qui visent à développer les capacités de chacun pour gérer et améliorer le quotidien dans son lieu de vie.
 
Par ailleurs, Raul et sa femme travaillent aussi avec des femmes dans des villages paysans. Ils leur fournissent de la laine à bas prix en leur avançant l’argent de façon a ce qu’elles puissent tricoter des pulls et les vendre.
 
Au gré de nos rencontres avec les personnes que nous présentait Raul, nous avons recueillis quelques paroles qui nous semblent importantes à transmettre :
  
« Depuis la colonisation, l’école nous a appris une culture qui n’était pas la notre. Nos enfants ont été acculturés. Aujourd´hui je travaille avec les enfants pour les aider à se réapproprier notre culture. Par exemple, les écoles ne veulent enseigner que l’espagnol, alors que nous voulons que nos enfants sachent d’abord parler Quechua et après espagnol. »
 
 
« On dit que le Pérou est très pauvre, mais quand j’ai eu la chance d’aller aux Etats-Unis je me suis rendu compte qu’ils étaient beaucoup plus pauvre que nous. J’ai rencontré là-bas une pauvreté violente, de la rue. »
 
« Nous sommes allés demander au gens du Pérou « Qu’est-ce que la pauvreté pour vous ?  » Dans la ville les gens ont répondus que la pauvreté pour eux était de ne pas avoir d’électricité, d’eau courante, de voiture,… Que des choses matérielles. Dans la campagne, les gens ont répondus « pour moi la pauvreté c’est que mes animaux soit malades, ou de ne pas avoir d’animaux, mais je les ai, alors je ne suis pas pauvre.  » Nous nous apercevons que les enfants en ville manquent plus d’affection qu’à la campagne. En effet en ville les parents délaissent leurs enfants pour aller travailler et après ils disent « Mais je ne comprends pas, je leur achète tous ce qu’ils veulent à mes enfants, pourquoi ne sont-ils pas heureux ? » (Tiens c’est marrant cela nous rappelle étrangement quelque chose sur notre propre société…) Mais plus que des objets les enfants veulent de l’affection et de l’écoute. A la campagne, les enfants accompagnent toujours leurs parents : pour garder les vaches, travailler dans les champs,… Ils sont donc mal habillés, ils travaillent plus, mais ils reçoivent plus d’attention et d’affection. »
 
« Ce sont des espagnols ou des péruviens formés à l’espagnol qui ont écrit l’histoire du Pérou. Donc ils ont copiés leur propre histoire qui était faite de conquêtes, de guerres incessantes,… Or dans les faits, l’histoire du Pérou est faite aussi de longues périodes de paix et de prospérité mais les espagnols en ont fait abstraction… »
 
« Beaucoup d’associations et d’ONG ne respectent pas la culture andine. Par exemple une association de parrainage d’enfants Espagne-Perou a décidé de vêtir tous les enfants dans la même couleur alors que normalement les enfants péruviens se vêtissent de toutes les couleurs. Une autre association a décidé de construire une école avec un sol en béton et un toi en fer pour faire moderne. Résultats le sol de l’école était très froid. Or ici les enfants vont souvent pieds nus et ils n’osaient donc pas aller à l’école de peur d’attraper froid. »
 
 
 
Voici par ailleurs le lien vers un projet intéressant que nous avons visité ici a Andahuaylas : http://www.munay.eu/
 
 
Bon sur ce on vous laisse. Hasta luego ou « Ratoukama » comme on dit en Quechua.
 
Chapaco, Nacho y Martín.
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